jeudi 31 juillet 2014

Chronique #146 : Night School tome 3 : Rupture de C.J Daugherty


Titre : Night School tome 3 : Héritage
Auteure : C.J Daugherty
Edition : Robert Laffont
Collection : Collection R
Nombre de pages : 398

Résumé : Inconsolable depuis la mort de son amie et sous la menace constante d'un espion qui rôde à Cimmeria, Allie Sheridan accuse le coup. Et elle n'est pas la seule à perdre les pédales ; tout s'effondre et se brise autour d'elle : amitiés, amours, certitudes... Alors, quand le sinistre Nathaniel s'apprête à lancer un nouvel assaut contre l'école, Isabelle, la directrice elle-même, ne sait plus que faire.
Peu à peu, Cimmeria sombre dans les sables mouvants de la paranoïa et de la suspicion. Chaque étudiant est considéré comme coupable jusqu'à preuve du contraire. Trahison et délation gèlent les cœurs trop tendres et attisent d'inavouables passions.
Désormais, Nathaniel n'a même plus besoin d'attaquer les occupants de Cimmeria, ces derniers s'entredéchirent très bien tout seuls...

Mon avis : J'ai trouvé ce tome 3 un petit peu long à certains moments mais je l'ai tout de même adoré. En effet, Allie et tous ses amis luttent toujours contre Nathaniel. Je trouve que cette histoire commence à s'éterniser d'où le fait que j'ai trouvé certaines longueurs dans le roman. Néanmoins, l'intrigue construite autour de ce personnage, des raisons qui le poussent à faire ce qu'il fait etc sont vraiment passionnantes ! On se rend compte que cette histoire est très complexe et que les choses ne sont pas aussi simples qu'elles le semblent. Des liens insoupçonnés entre les personnages apparaissent, les passés refont surface... Donc au final, même si l'action s'est légèrement ralentie, toutes les ficelles pour comprendre le comportement de notre méchant Nathaniel sont révélées et j'ai beaucoup aimé les découvrir car les histoires qui ne sont pas clairement construites ont tendance à me perturber. Ainsi vaut-il mieux parfois sacrifier un peu d'action et mettre plus de dialogues. C'est ce qu'à fait C.J Daugherty et c'est une réussite !
 
Dans ce troisième tome, le danger plane toujours sur Cimmeria et les personnes qui y vivent. La menace est plus présente que jamais, d'autant plus que nos héros doivent se méfier de tout le monde, même des professeurs à cause de la taupe infiltrée. Durant tout le roman, les personnages essayent de découvrir l'identité du traitre et de contrer les plans de Nathaniel. Mais ils ne vont pas être très aidés car la méfiance est de mise. De plus, Nathaniel a réussi à rallier beaucoup de personnes à sa cause et l'école se divise peu à peu en deux camps. Comment va réagir Allie ?
 
Au début de ce troisième tome, on retrouve une Allie blessée et un peu à la dérive suite aux terribles évènements du tome 2. Elle se referme peu à peu sur elle et refuse l'aide de ses amis et du corps enseignant. Ça m'a fait beaucoup de peine de la découvrir aussi triste et vulnérable, tant je suis habituée à la Allie forte et courageuse. Heureusement, elle va prendre conscience qu'elle a besoin des autres pour se relever de la mauvaise passe dans laquelle elle se trouve et on va alors retrouver notre Allie déterminée à lutter, à découvrir la vérité et à se venger. J'ai adoré découvrir ces deux côtés d'Allie. Cela montre aussi que peu importe les difficultés, elle est capable de se relever. Une fois de plus, elle est partagée entre Carter et Sylvain, ces deux garçons si différents mais si craquants. Les deux garçons vont d'ailleurs être amenés à se rapprocher et même à collaborer avec respect afin de protéger Cimmeria. Comme d'habitude, je suis incapable de faire un choix entre les deux. Je les aime tellement ! Toujours présents pour Allie, pour leurs amis. Ensuite, j'ai aimé découvrir un peu plus Zoé, apparue dans le dernier tome. Malgré son jeune âge, elle est très maligne et mature. Dans le tome précédent, je me méfiais un peu de Nicole, je ne saurais expliquer pourquoi. Mais elle m'a totalement envoûtée dans Rupture, elle a vraiment beaucoup de charme !
 
Allie, Carter, Sylvain, Zoé, Rachel et Nicole vont former une bande secrète. J'ai adoré lire les moments où ils se réunissent tous les six. Ils sont très proches les uns des autres, ce sont de vrais amis, capables de tout pour se protéger. Suivre leurs aventures est toujours une chose passionnante, mon amour pour Cimmeria n'a pas changé. J'aimerais tellement intégrer cette école... :p Ce troisième tome est un coup de cœur. L'écriture de C.J Daugherty est plaisante, comme d'habitude ! Quand je lis Night School, les pages défilent toujours à une vitesse hallucinante, c'est incroyable. Elle a un talent, un sacré talent !

Ma note :
 
 
 
"La souffrance avait quelque chose de fascinant - c'était comme si elle réunissait les gens."

mercredi 30 juillet 2014

Chronique #145 : Antigone de Jean Anouilh

 
Titre : Antigone
Auteur : Jean Anouilh
Edition : La petite vermillon
Nombre de pages : 123
 
Résumé : L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par cœur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouages. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.
 
Mon avis : Cette réécriture de l'Antigone de Sophocle est une petite merveille ! J'avais déjà beaucoup aimé le texte de Sophocle mais j'ai préféré celui d'Anouilh. Je vous invite à consulter mon avis de la pièce de Sophocle en cliquant ici. Vous pourrez également y découvrir l'histoire de la pièce et une explication détaillée de la tragédie de la famille des Labdacides.
 
Même si Anouilh respecte certaines règles du théâtre classique (comme l'unité d'action), il apporte des modifications à l'histoire, notamment au niveau des personnages. Tout d'abord, Antigone accomplit son acte de révolte mais peine à en trouver la raison véritable. On peut émettre alors plusieurs hypothèses. S'agit-il de la piété filiale ? Non puisqu'elle-même qualifie le rituel d'absurde. S'agit-il alors d'affirmer sa volonté propre comme elle le suggère ? Non puisque cette raison perd de sa force après que Créon lui a brossé un portrait peu flatteur de Polynice et Etéocle. S'agit-il de refuser une conception d'un bonheur étriqué et d'affirmer un idéal d'absolu ? Non plus puisqu'au seuil de la mort, Antigone ne peut s'empêcher d'exprimer son désarroi, ses doutes, par rapport à sa volonté de mourir. Les motivations de la révolte de la jeune fille sont donc multipliées en même temps qu'aucune n'apparaît véritablement assurée. Par ailleurs, chez Sophocle, la mort d'Antigone est doublement signifiante, un sens politique et moral. Chez Anouilh, la mort d'Antigone se retrouve privée de ces deux sens puisque l'héroïne elle-même reconnaît son échec à trouver un sens à sa mort ; quand au sens de la malédiction, il est aussi très affaibli puisque la part de la transcendance est réduite à son maximum. J'ai beaucoup ces changements au niveau d'Antigone car elle apparaît beaucoup plus humaine et plus fragile. Ces hésitations sont légitimes et j'ai apprécié la voir se questionner.
 
Par ailleurs, Anouilh a rajouté les personnages des gardes. C'est une très bonne idée selon moi car ils apportent un peu de légèreté à la pièce, ils participent au comique de la pièce et donc au mélange des registres. En parlant de mélange de registres, on retrouve un langage courant voire familier dans la pièce. Cela permet d'inscrire la pièce dans son époque et de "réactualiser" en quelque sorte le mythe.
 
Cette réécriture est donc une totale réussite selon moi ! Les ajouts, les retraits et les modifications de Jean Anouilh sont réussis et très bien pensés. Par ailleurs, on comprend un sens nouveau derrière la pièce, un monde devenu absurde, où plus rien ne rime à quelque chose, comme la décision d'Antigone de mourir sans réellement savoir pourquoi.
 
Ma note :
 
 
 
"La vie n'est pas ce que tu crois. C'est une eau que les jeunes gens laissent couler sans savoir, entre leurs doigts ouverts. Ferme tes mains, ferme tes mains, vite. Retiens-là. Tu verras, cela deviendra une petite chose dure et simple qu'on grignote assis au soleil."

lundi 28 juillet 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? #55

 
Rendez-vous initié par Mallou, qui s'est inspiré de It's Monday, what are you reading ? de One Person's Journey Trough a World of Books.
Le récapitulatif des liens se fait sur le blog de Galleane.
 
Ce que j'ai lu ces dernières semaines :
 
J'ai lu trois romans. Le premier est L'été des secondes chances de Morgan Matson, qui fut un gros coup de cœur car ce roman est terriblement touchant. Je ne remercierai jamais assez les éditions Hachette pour cette merveille. Ensuite, j'ai lu La drôle de vie de Bibow Bradley d'Axl Cendres, grâce aux éditions Sarbacane. Ce livre m'a énormément plu, j'ai littéralement adoré l'écriture d'Axl Cendres ! Enfin, j'ai lu Night School tome 3 de C.J Daugherty. Alors, que dire de ce troisième tome ? Une fois de plus, c'est un coup de cœur, cette saga est vraiment une réussite, j'adore, j'adore, j'adore. ♥♥

  
 
Ce que je suis en train de lire :
 
Je profite des vacances pour me remettre à la lecture en anglais ! Pour cela, j'ai choisi Pretty Little Liars de Sara Shepard. J'ai seulement lu une quarantaine de pages pour le moment mais j'aime beaucoup ! C'est vraiment simple à comprendre, le langage est contemporain et familier (j'ai d'ailleurs appris de nouveaux mots pas très très beaux :p).

 
Ce que je lirai ensuite :
 
C'est décidé, ma prochaine lecture est Tess de Thomas Hardy, et rien ne pourra me faire changer d'avis ! ^^
 
Tess

dimanche 27 juillet 2014

Chronique #144 : La drôle de vie de Bibow Bradley d'Axl Cendres

 
Titre : La drôle de vie de Bibow Bradley
Auteur : Axl Cendres
Edition : Sarbacane
Collection : X'Prim
Nombre de pages : 205
Date de sortie : 5 septembre 2012
 
Résumé : Juin 1964, USA. Le jeune Bibow Bradley est envoyé au Vietnam où, en toute logique, il devrait perdre un oeil comme papy (en Normandie) ou une jambe comme papa (en Corée).
Sauf que Bibow a un don : il ne connaît pas la peur. Un don très utile aux yeux de la CIA... Le voilà vite embarqué de mission en mission, entre activistes communistes à Moscou et rassemblements hippies à Woodstock !"
 
Mon avis : Je tiens à remercier vivement les éditions Sarbacane de m'avoir fait découvrir ce roman qui fut une excellente lecture ! On découvre la vie de Robert Bradley, surnommé Bibow car tous les hommes de sa famille s'appellent Robert Bradley et seuls les surnoms peuvent les différencier. Il habite dans une petit bourgade des Etats-Unis, Franklin Groove et il est prédestiné à travailler au bar familial, le Bradley's and son. A nouveau, comme tous les hommes de sa famille (et même les femmes), Bibow n'a aucune culture et l'école n'est pour lui qu'un détail puisqu'il abandonnera toute possibilité d'études. Bibow grandit, entouré d'ivrognes, bercé par les récits de son père et de son grand-père, qui ont tous les deux fait une guerre. D'ailleurs, ils ne cessent de répéter au cadet qu'il devra partir à la guerre lui aussi. C'est effectivement ce qu'il se passe puisqu'à peine la majorité atteinte, il est réquisitionné pour partir au Vietnam. Un jour, il doit passer un examen et le psychiatre se rend compte que Bibow possède quelque chose de très spécial. En effet, il est insensible à la peur. Ni une ni deux, il est contacté par la CIA et il intègre les services secrets américains. Bibow mène alors une vie entre missions, secrets et débauche. Mais la boucle ne sera bouclée que lorsqu'il retournera dans son patelin, avec une impression d'inachevé.
 
Dès la première page, nous sommes plongés le style très familier de l'auteur, mais, qui, étonnamment, est très agréable ! Habituellement, je ne suis pas fan des romans avec beaucoup de grossièretés mais dans ce cas, j'ai adoré car cela correspond parfaitement à Bibow, à son caractère. Il y a énormément d'humour dans ce court roman, c'est vraiment un plaisir de lire un livre avec lequel on rit franchement, le genre de rire qu'on ne contrôle pas. Bibow est un personnage que j'ai beaucoup aimé. Certes, il ne brille pas par son intelligence (loin de là !) mais il m'a touchée. Je ne sais pas trop pourquoi... En fait, on dirait qu'il est témoin de sa vie, qu'il ne se rend pas compte de ce qu'il fait. A la fin, on le sent devenu un peu plus adulte et mature mais il est impossible d'ôter une certaine candeur au jeune garçon.
 
Par ailleurs, à travers les nombreuses aventures de Bibow, on découvre la vie aux Etats-Unis dans les années 60 : la guerre froide et les guerres indirectes qu'elle entraîne (Vietnam), les services secrets, les hippies, le festival de Woodstock, la vie dans les bourgades... J'ai adoré découvrir ces morceaux de vie car je pense que ce n'est pas courant de trouver des romans de cette époque. Le roman a gagné le prix "Pépites" au salon du livre jeunesse de Montreuil en 2012 et je pense que c'est amplement mérité ! J'ai passé un très bon moment avec ce roman, je ne peux que vous le recommander !
 
Ma note :
 
 
"Quand vous êtes tout seul et que personne vous parle, vous êtes "un solitaire", tandis que quand vous êtes deux et que personne vous parle, vous êtes des exclus."

vendredi 25 juillet 2014

Chronique #143 : L'été des secondes chances de Morgan Matson

 
Titre : L'été des secondes chances
Auteure : Morgan Matson
Edition : Hachette
Collection : Bloom
Nombre de pages : 414
Date de sortie : 11 juin 2014
 
Résumé : Taylor a une manière bien à elle de traiter ses problèmes personnels : elle les fuit.
Mais lorsque son père, atteint d'un cancer, décide de passer son dernier été en famille dans leur maison de vacances, la jeune fille ne peut se dérober.
C'est là, cinq ans plus tôt, qu'elle a laissé sa meilleure amie, Lucy, et son premier amour, Henry. Avec la ferme intention de ne plus jamais les revoir.
Cet été est celui de tous les souvenirs... et des secondes chances ?
 
Mon avis : Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Hachette de cet envoi car ce roman est une petite perle, comme on aime en découvrir en lisant, une perle que l'on souhaite ne jamais terminer. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et pour ce roman, les larmes ont coulé. Pourtant, mon début de lecture fut plutôt laborieux. En effet, je l'avais commencé en colonie et je ne comprenais rien à ce que je lisais, je ne retenais pas les prénoms... (je reconnais ne pas avoir été très concentrée). Je l'ai donc recommencé en rentrant chez moi, je lui ai donné une seconde chance (quel jeu de mots !) et je ne regrette en rien cette décision.
 
On suit l'été de Taylor, qui retourne dans la maison familiale pour les vacances. Mais cet été est le dernier pour son papa, atteint d'un cancer du pancréas. C'est le dernier été qu'ils passeront tous ensemble, il faut donc profiter de chaque instant pour qu'ils restent à jamais gravés. En plus de devoir affronter la maladie de son père, Taylor va revoir son ex meilleure amie et son ex petit ami, qu'elle avait laissés cinq plus tôt sans jamais les revoir. J'ai souvent eu des coups de cœur livresques, pour diverses raisons : un personnage, une histoire, un sentiment que j'ai ressenti... Pour ce roman, c'est l'émotion, intense, qui en fait un coup de cœur. Tout au long de ma lecture, j'ai eu la gorge nouée car j'avais peur. J'avais horriblement peur, je redoutais intensément le moment où le père de Taylor disparaîtrait. Au départ, personne ne parle de la maladie, cela reste tabou. Et je pense que cela arrange tout le monde dans la famille. Mais au bout d'un moment, cela devient trop dur à garder pour soi, le silence nous brise et on craque. On pleure. On parle. On crie. On regrette. Puis on décide de se donner à fond, de profiter de chaque instant. Et on va mieux, on se redonne un but. C'est ce que Taylor fait et j'ai adoré la voir évoluer, découvrir ses émotions. Elle redécouvre son père durant cet été, comme lors de leurs petits déjeuners en tête à tête. J'ai trouvé ces passages terriblement touchants. A un moment, je me suis demandée ce que je ferais à la place de Taylor, comme je le vivrais, ce que je dirais à mon père. Mais j'ai à peine pu y penser quelques minutes car l'émotion était trop forte et c'est la première fois que j'ai pleuré avec ce roman... Je n'ai pas les mots pour dire à quel point cette histoire m'a émue mais tout ceux qui ont lu le roman pourront comprendre quel genre d'émotion nous traverse avec cette lecture. Cela vire à l'indicible.
 
Mais ce roman ne comporte pas que cette tragique histoire de maladie, on découvre aussi pourquoi Taylor redoutait tant de revenir dans sa maison de vacances et ce qui s'est vraiment passé avec Lucy et Henry. Les explications viennent tardivement dans le roman et je m'attendais à quelque chose de plus "grave". Mais d'un côté, je me dis que c'est mieux que ce ne soit pas trop grave car Taylor a déjà sa dose vu la tragédie qui touche sa famille.
 
J'ai beaucoup aimé tous les personnages, et c'est une chose très rare. Ils m'ont tous plu chacun à leur façon : Warren et son intelligence, Gelsey et son innocence, le grand-père de Taylor et sa lucidité... J'ai bien-sûr une préférence pour Taylor car c'est le personnage principal et qu'on grandit vraiment avec elle mais tous les personnages sont attachants. C'est une sacrée prouesse de la part de l'auteure. D'ailleurs, la plume de cette dernière est juste splendide. En plus d'être fluide, le texte est simple. Cette simplicité participe au premier chef de l'émotion qui s'en dégage car on ne rentre pas dans le pathos mais ce n'est pas pour autant que la réalité nous est cachée. En fait, Morgan Matson a réussi à trouver le juste milieu, tout est parfait.
 
J'espère que ma chronique vous décidera à le lire car il en vaut vraiment, vraiment la peine. Les sujets sont des lieux communs, c'est certain, mais ils sont tellement bien exploités qu'on a l'impression de lire des histoires inédites. L'été des secondes chances est un coup de cœur, je ne suis pas prête d'oublier ce roman.
 
Ma note :
 
 
 
"Fuir était devenu ma solution préférée face à la contrariété. C'était devenu une telle manie que lorsque j'annonçais, en larmes sur le pas de la porte, que je partais à tout jamais, ma mère se contentait d'opiner et de me dire, avec à peine un regard, d'être à l'heure pour le dîner."

mercredi 23 juillet 2014

Chronique #142 : Quatre filles et un jean, le dernier été d'Ann Brashares


Titre : Quatre filles et un jean, le dernier été
Auteure : Ann Brashares
Edition :  Gallimard Jeunesse
Nombre de pages : 405

Résumé : Après leur première année loin de chez elles, à l'université, Carmen, Tibby, Bridget et Lena ont chacune des projets différents pour l'été :
CARMEN participe à un festival de théâtre. Persuadée de n'être bonne qu'à s'occuper des décors, elle est la première surprise lorsqu'elle se fait repérer pour ses talents d'actrice. Mais Julia, sa nouvelle amie, semble tout à coup bien distante...
TIBBY reste au campus à New York pour suivre un séminaire d'écriture et de scénarios et file le parfait amour avec Brian, jusqu'à ce que... tout se complique.
BRIDGET part en Turquie sur un chantier de fouilles archéologiques. Elle tombe sous le charme de Peter, trente ans, marié, père de famille...
LENA suit un atelier de dessin en compagnie d'un élève particulièrement doué et plutôt beau garçon, Léo, qui pourrait bien lui faire oublier Kostos...
Ce dernier volet laisse les quatre filles au seuil de leur vie d'adulte. C'est l'heure des grandes questions et, parfois, des déceptions. Mais une chose est sûre : avec ou sans le jean, leur amitié restera éternellement dans le bleu.

Mon avis : J'avance lentement mais sûrement dans cette agréable saga du jean magique. Dans ce quatrième tome, nos quatre meilleures amies se retrouvent après avoir passé une année loin les unes des autres puisqu'elles ont quitté le lycée afin d'entrer à l'université. Cette première année loin de chez elles aura été plus ou moins laborieuse selon les filles mais nous pouvons dire qu'elles sont toutes les quatre très contentes de retrouver leur ville et leur famille. Mais les filles le savent mieux que personne, l'été est le moment de l'année où tout est possible et où tout peut basculer très rapidement. Entre nouvelles rencontres, mensonges, déceptions et vacances, cette suite de Quatre filles et un jean est à la hauteur de mes attentes !
 
Les filles ont chacune évolué durant cette première année d'études supérieures et j'ai eu de bonnes comme de mauvaises surprises en découvrant ce qu'elles sont devenues. Tibby est un personnage que je n'ai jamais vraiment aimé même si dans le troisième tome, je l'avais trouvé plus adulte qu'avant. Dans ce tome-ci, toute mon affection pour Tibby s'est évanouie car je l'ai trouvée carrément immature. Je m'explique. Elle vit le parfait amour avec Brian et ils décident de faire l'amour, les deux étant d'accord. Sauf que cette première expérience intime ne se passe pas comme prévu et Tibby rejette toute la faute sur Brian, en arrivant presque à se convaincre que finalement, elle ne voulait pas et que Brian l'a limite forcée. J'ai trouvé ce comportement carrément hallucinant ! J'avais vraiment envie de la secouer par les épaules en lui disant "Tu as 19 ans maintenant, il faut assumer et ne pas toujours rejeter la faute sur les autres !". Bref, elle m'a énervée au plus haut point et rien de ce qu'elle a fait par la suite n'a pu rattraper son comportement complètement incompréhensible.
 
A l'instar de Tibby, Carmen est l'une des filles que j'aime le moins et elle m'a agréablement surprise dans cette suite. On la retrouve complètement changée par sa première année à l'université. Elle n'est plus la jeune fille exubérante, au fort caractère et au déhanché d'enfer. Elle est devenue beaucoup plus discrète et surtout, elle se retrouve bien seule. Elle a bien une amie, Julia, mais je ne sais pas vraiment si l'on peut appeler ça une amie vu qu'elle semble n'être heureuse que lorsque Carmen va mal... Je l'ai trouvée parfois un peu candide et c'est d'ailleurs ce trait de caractère très enfantin qui m'a touchée. Heureusement, on retrouve un peu de notre Carmen explosive à la fin du tome. Mais j'ai tout de même beaucoup apprécié de découvrir cette nouvelle facette de sa personnalité.
 
Comme dans le tome précédent, Lena m'a un peu ennuyée. Elle change beaucoup, elle se libère un peu mais au final, je la préférais avec son côté prude car c'était Lena, et personne d'autre. Elle pense encore et toujours à Kostos, ce garçon qui lui fait tourner la tête depuis quatre ans maintenant. J'aime beaucoup leur relation compliquée mais je commence à m'en lasser un peu...
 
Enfin, Bee. Ma petite Bridget, celle que je préfère depuis le début. Elle a aussi changé dans ce quatrième tome car je trouve qu'elle est devienue sacrément mature. Elle m'a surprise car je la connaissais dynamique et compétitrice mais on se rend compte que cela peut également être une personne calme et concentrée. Une fois de plus, elle a conquis mon cœur.
 
Mes avis sur les filles évoluent donc de tomes en tomes. Même si parfois ils sont plutôt négatifs, cela n'empêche pas que j'adore lire leurs petites histoires et que je passe des moments délicieux en leur compagnie ! Ce quatrième tome est donc une réussite et je tiens à féliciter Ann Brashares qui au bout de quatre tomes, arrive toujours à tenir le lecteur en haleine. J'ai vraiment hâte de lire l'ultime tome, d'autant plus qu'on m'a dit qu'il était magnifique (Marinette, Sophia, Mathilde et Fanny, je parle bien de vous :p). Une chose est sûre, je terminerai cette saga cet été !

Ma note :
 
 
 
"Il y a des gens qui n'arrêtent pas de tomber amoureux. Et d'autres ont l'air de ne pouvoir le faire qu'une seule fois."
 
"On ne peut pas toujours faire cohabiter son passé et son avenir."
 
Retrouvez mon avis sur le tome 1 ici.
Retrouvez mon avis sur le tome 2 ici.
Retrouvez mon avis sur le tome 3 ici.
Retrouvez mon avis sur le tome 5 ici.