jeudi 8 mai 2014

Chronique #122 : Le Dernier Jour d'un condamné de Victor Hugo

 
Titre : Le Dernier Jour d'un condamné
Auteur : Victor Hugo
Edition : Librio
Nombre de pages : 79
 
Résumé : En passant un jour devant la place de Grève -actuelle place de l'Hôtel de Ville de Paris- où l'on prépare une exécution à la guillotine, Victor Hugo s'indigne de ce "meurtre organisé". L'idée lui vient d'écrire un roman sur ce sujet.
Réquisitoire contre la peine de mort, Le Dernier Jour d'un condamné développe les pensées et les tourments d'un homme conscient que sa mort est proche. Quel que soit le crime du condamné, le lecteur est obligé de questionner les implications morales de la peine capitale.
Ce roman court et percutant, œuvre d'un philosophe et d'un poète, est un véritable manifeste humaniste.
 
Mon avis : Nous ne savons absolument rien du narrateur, si ce n'est qu'il est condamné à mort. Nous ne connaissons pas son identité ni le crime commis mais, dans six semaines, il sera exécuté au milieu d'une foule avide de violence.
 
Le fait que l'on ne sache rien du narrateur participer au premier chef à une identification avec ce dernier. Sans le vouloir, nous finissons par partager ses états d'âme, ses pensées, ses rêves de liberté... De plus, c'est vraiment très dur pour la narrateur car dès le départ, il sait combien de temps il lui reste à vivre. On passe de l'acceptation de la sentence à une panique totale dans les derniers jours. C'est très intéressant de lire l'évolution des pensées et du comportement du narrateur.
 
Au-delà de faire une critique de la peine de mort, Victor Hugo critique également toutes les personnes qui viennent assister aux exécutions, comme si c'était le spectacle de la semaine, l'évènement à ne pas louper.
 
J'ai aimé retrouvé l'écriture de Victor Hugo, toujours aussi jolie, toujours aussi poétique. Ce roman est simple à comprendre mais il transmet un message important et fort. Je pense que c'est un excellent roman pour ceux qui veulent se lancer dans une œuvre hugolienne !
 
Ma note :
 
 
"Aussi ne connaîtrait-il pas de but plus élevé, plus saint, plus auguste, que celui-là : concourir à l'abolition de la peine de mort."
 

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