dimanche 10 novembre 2013

Chronique #79 : La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette

 
Titre : La Princesse de Clèves
Auteure : Madame de La Fayette
Edition : Folio (classique)
Nombre de pages : 190
 
Résumé : Mme de Clèves prit un flambeau et s'en alla, proche d'une grande table, vis-à-vis du tableau du siège de Metz, où était le portrait de M. de Nemours ; elle s'assit et se mit à regarder ce portrait avec une attention et une rêverie que la passion seule peut donner. On ne peut exprimer ce que sentit M. de Nemours dans ce moment. Voir au milieu de la nuit, le plus beau lieu du monde, une personne qu'il adorait, la voir sans qu'elle sût qu'il la voyait, et la voir tout occupée de choses qui avaient du rapport à lui et à la passion qu'elle lui cachait, c'est ce qui n'a jamais été goûté ni imaginé par nul autre amant.
 
Mon avis : Mademoiselle de Chartres intègre le monde de la Cour, grâce à sa mère. Dès lors, elle devient l'objet de toutes les contemplations et séduit de nombreux hommes, notamment le Prince de Clèves. Elle va l'épouser, sans amour, ce qui est monnaie courante à l'époque. Mais elle va faire connaissance avec M. de Nemours et une terrible passion va naître en elle. Un combat entre raison et sentiment, entre vertu et passion. Je ne vous dit pas ce qu'elle finira par choisir...
 
La Princesse de Clèves est un grand classique de la littérature française. En effet, Madame de La Fayette écrit le premier roman psychologique qui donnera naissance au courant sensible. Il est très souvent étudié au lycée (même juste évoqué) car c'est l'un des premiers romans où les personnages ne sont plus stéréotypés sur le plan moral et où leur raisonnement psychologique se complexifie. Je dis bien sur la plan moral car sur le plan physique, ils sont tous beaux, à tomber par terre ! Tous ! Sinon, comme pour tous les classiques, il faut être énormément concentré lors de la lecture. Dans ce roman, c'est facile de s'embrouiller entre tous les noms de duc, marquis, prince et autres ! Mais très vite, je m'y suis habituée et après la perplexité due aux premières pages, je suis pleinement rentrée dans l'histoire.
 
La langue du roman est très belle. Les sentiments des personnages sont écrits avec finesse, raffinement. Madame de La Fayette n'a pas sombré dans le larmoyant, les moments tristes sont même écrits avec pudeur. Mme de Clèves m'a énormément surprise : elle a une moralité à toute épreuve. Femme très vertueuse, elle essaye de lutter avec force contre sa passion pour le duc de Nemours, quitte à s'exiler parce qu'elle a peur de succomber au charme de Nemours. Malheureusement, elle est amenée à le voir très souvent. A défaut de pouvoir lutter contre ses sentiments, elle refuse d'y céder. Elle a un grand courage !
 
L'intrigue principale est donc une histoire d'amour. Loin d'être idéalisée, elle est même plutôt houleuse : trahisons, manipulations, mensonges... Ce n'est pas de tout repos, dans ce roman ! Mais c'est ce que j'ai aimé. J'ai du lire ce roman pour mes cours de français car c'est l'une de mes lectures cursives pour le bac à la fin de l'année et je suis très heureuse de l'avoir lu ! Je pense que tout le monde devrait lire ce roman une fois dans sa vie.
 
Ma note :
 
 
"Elle ne pouvait s’empêcher d’être troublée de sa vue, et d’avoir pourtant du plaisir à le voir ; mais, quand elle ne le voyait plus, et qu’elle pensait que ce charme qu’elle trouvait dans sa vue était le commencement des passions, il s’en fallait peu qu’elle ne crût le haïr, par la douleur que lui donnait cette pensée."

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