mercredi 5 juin 2013

Chronique #26 : Un sac de billes de Joseph Joffo

 
Titre : Un sac de billes
Auteur : Joseph Joffo
Edition : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 285
 
Résumé : 1941. Joseph,est dans ce roman le narrateur âgé de 10 ans au début du récit, est un petit Parisien assez heureux vivant dans le 18e arrondissement de Paris, dernier d'une famille de 5 enfants (Rosette, Albert, Henri, Maurice et donc Joseph). Il est très proche de son grand frère Maurice, deux ans plus âgé que lui. Ils fréquentent l'école Ferdinand-Flocon. Mais les Allemands occupent Paris et en viennent à imposer le port de l'étoile jaune. Pressentant le pire, les parents de Joseph organisent la fuite de la famille en zone libre. (Source : Wikipédia)
 
Mon avis : Ce roman est un récit autobiographique. Joseph Joffo, surnommé Jo dans le récit, raconte comment il a essayé d'échapper aux Allemands avec sa famille, comment il a réussi à toujours s'en sortir. Joseph et ses frères trouvent toujours une nouvelle astuce pour fuir, ils trouvent toujours des refuges, c'est assez impressionnant. Mais une fois, ils vont se faire arrêter et grâce à un prêtre, ils vont survivre et s'en sortir. D'autres personnages vont les aider, malgré le danger qui pèsent sur eux. J'ai beaucoup été touché par ces personnes là car on voit qu'il y avait toujours des personnes avec un cœur, prêtes à tout pour aider les Juifs. Et heureusement qu'ils étaient là. J'ai adoré lire ce roman tout comme j'adore lire en général des romans sur la seconde guerre mondiale. Vous avez peut-être du déjà le remarqué avec Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre ou Elle s'appelait Sarah. Le roman est très simple à lire et facile à comprendre. Nous voyons à travers un regard d'enfant l'occupation allemande et les difficultés que rencontraient les Juifs à cette époque. On se rend compte que pour les nazis, seuls tuer importait. Alors même qu'il perdait la guerre, au lieu d'envoyer des renforts sur les fronts, ils préféraient envoyer plus de soldats afin de déporter encore plus de Juifs. C'est affligeant. Une fois de plus, un excellent roman sur ce sujet difficile, dur et à aborder avec finesse. Je vous le recommande.
 
 
Ma note :
 
 
"L'antisémitisme peut se répandre très vite, comme on l'a vu en 1933-39, période où l'on ne pouvait ignorer l'antisémitisme nazi, officiel et manifeste, et où, cependant, aucune mesure n'a été prise pour l'enrayer en France.
Le résultat, on le connaît...
Si aujourd'hui la France devait à nouveau traverser une grave crise économique, avec cinq ou six millions de chômeurs, cela ferait, je crois, le jeu de ceux qui prêchent la xénophobie, le racisme, et bien sûr l'antisémitisme."
 
"La phrase bien connue:
"Cours un peu, cela te réchauffera" est sans doute la plus grosse de ces innombrables bêtises que prononcent les adultes à l'intention des enfants. Je peux affirmer, pour avoir vécu l' expérience ce jour-là, que lorsqu'on a bien froid, courir ne sert à rien. cela essouffle, fatigue, mais ne réchauffe absolument pas."

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire